mai sonne faux comme un bourdon fêlé
il met le bonheur en clochettes
le travail en congé
le printemps aux saints de glace
obstinément
nous guettons les hirondelles et le chant du coucou
habillons nos enfants de blanc
nous donnons raison aux pousses tendres-- à l'air large-- à l'envol
obstinément
nous fermons les yeux sur le temps qui passe
nous attendons les cerises-- l'odeur du foin-- l'ombre du feuillage sur les pages d'un livre
© lp - inédit - 2008