l'horloge du clocher effiloche le temps
par dessus les champs
les arbres rêvent -- la pie rénove
le soleil lavé de frais entr'ouvre les fenêtres
la terre grasse -ouverte au soc et au gel --attend la semence
comme nous -elle imagine un départ
un déluge de couleurs et de notes
avec la seule violence de cette poussée de vie
je regarde le ciel changeant -je te regarde rire
me revient alors :
Mars qui rit malgré les averses ...
bulle d'enfance
papillon de mémoire qui volète au dessus des crocus
et soudain les vieilles angoisses
les poussières -sont balayées
ma vie brille comme un sou neuf dans le creux de ta main
© lucie petit - inédit - mars 2009
la citation vient d'un poème de Théophile Gautier
