
mais qu'est-ce qu'il a, ce Printemps,
qui sort si vite ses flûtes
et ses grandes eaux
et sa bicyclette fleurie ?
c'est qu'il veut bientôt nous pondre des œufs
et fabriquer des sous-bois bleus !
j'ai encore la rouille d'automne dans les os
la neige d'hiver sur la tête
à quel bois vais-je me réchauffer les mains
quand mars fera la nique au soleil ?
les mésanges qui picorent au balcon
ne sont pas dupes
elles font toujours provisions
mais la lumière vole en tête.
© lucie petit - indédit - 1er mars 2010
Aujourd'hui
la pluie flirtait avec la neige
le vent jouait dans son coin
les voitures écrasaient de leurs roues hargneuses
l'eau qui criait
elles se hâtaient, boîtes fermées
l'œil sur l'horloge
les oiseaux enroulés dans leurs plumes
écoutaient soupirer les arbres
les chats pensaient qu'ils n'avaient rien à faire dehors
quelque part, un perce-neige y croyait encore
mais sa mère lui disait n'oublie pas ton écharpe
le froid maussade pinçait mes doigts à travers les gants
chez moi mais était-ce chez moi ?
le rouge-gorge mettrait peut-être une flamme orange au balcon
je laisserais les notes de Miles Davis emplir le silence
du bord de la nostalgie, je vous écrirais
d'après Taniguchi
© lucie petit - indédit - 29 janvier 2010

tic tac
un an est tombé dans la flaque
noir miroir où je m'égare
tic
le cœur me toque
les oiseaux font une clique sur la branche
mais ta musique est assourdie
tac
le piano verse du Bach
dans mon sac
j'oublie les claques
tic
une année --- un cycle
Atlantide --- Atlantique
tout s'éclipse --- tout rapplique
tac
le temps est une balançoire
ou un jeu de massacre
je demande tout à trac : m'aimes, toi ?
tic tac
tout cela est loufoque
dit la vache mélancolique
la vie n'est qu'un bric-à-brac
© lucie Petit - inédit - janv.10
2010

dans les poches de son manteau
un clown triste cache une ribambelle de Saints jubilatoires,
quelques flocons de neige,
des paillettes, des étoiles
il nous fait nez et joues rouges comme son costume de fête
et le bout de son doigt magique
s'allume pour éclairer le jour noir
---
moi, j'ai retourné mon pardessus d'été
les fleurs à l'intérieur
dans le dos, un oiseau bat des ailes
et j'écoute sous mon chapeau deux cerises
qui jouent du sifflet
avec ou sans gants de laine floche, nous aurons les mains chaudes
d'avoir serré les mains tendues
© lucie petit - inédit - déc.09
de chrysanthème en chrysanthème
novembre couvre les morts de feuilles
pour les protéger de l'oubli.
déjà la lumière s'échappe.
le vent s'aiguise,
porte la peur dans les terres noires.
il est temps
de faire provision de graisse et de grains
il est temps
de faire provision de certitudes
que nous invoquerons en dansant
autour de la flamme.
nu dès le berceau, l'homme perdu
s'enveloppe de cartons
puis s'efface
en silence dans le gris de l'hiver.
© lucie petit - inédit - nov. 2009
l'automne se frotte au ciel et aux arbres
les dernières fleurs s'accordent en sourdine
octobre danse d'un pied sur l'autre
assaisonnant de gris des papillons attardés
on entend davantage la flûte des mésanges, tandis
que le basson des oies passe au-dessus des toits
le signal est donné : chaque espèce se construit un abri
survivra qui pourra
mais le pacte est signé.
© lucie petit - inédit - oct.2009
des feuilles marchent déjà à petits pas craquants
il y a des marrons qui s'enrhument
les cartables se mettent à l'abri des écoles
à la récréation ils échangent pommes et prunes
contre des rires de sable
ou une odeur de paille entre deux pages
la laine se serre au dos des moutons
le temps n'est plus à la désinvolture
Wolf
© lucie petit - inédit - sept.2009
les moissonneuses battaient de l'aile au loin
l'air embaumait - la nature
fructifiait en couleurs
comme nous - tout était à l'âge
où on ne craint pas les orages
bientôt changerait le temps mais
nous avions bâti des réserves qui nous rendraient
invincibles
sous la chaleur du jour - les poissons du bassin devisaient
en bulles - les oiseaux se taisaient
mille craquètements agaçaient les oreilles du chat
nous commencions à conjuguer au présent
© lucie petit - inédit - août 2009
hirondelle mélomane
fatiguée des voyages
cherche emploi clef de sol
dans partition
photo René Wattiez
© lucie petit - ex Boîte à mots - 1998
nous pensions à l'été
mais l'été ne donnait encore qu'une répétition générale
l'orchestre était en place
avec fleurs -- oiseaux
et des verts --- et des verts
aux percussions - le ciel - la pluie - le tonnerre
les freux commençaient à promener des cerises
les chats alternaient saut papillon et sieste ventre à l'air
nous attendions
le parfum du tilleul dans la cour de l'école
le clignotement des vers luisants
les feux de joie pour la nuit la plus courte
ta main cherchait la mienne
nous nous taisions
guettant dans l'ombre
le chant du rossignol
quelle part donner au désir - à l'avenir - aux souvenirs ?
quelle part donner aux feux allumés de colline en colline ?
© lucie petit - inédit - juin 09
la rivière a coiffé
un nénuphar jaune
et les poissons jubilent
demain ce sera fête
au carnaval du saule

Dominique Mertens
© lp - texte caché dans une Boîte à Mots en 1999
pour le sacre du printemps
avril ouvre son grand théâtre
il choisit costumes de fraîcheur
lumière et pointillé de fleurs
vend du vert en cascade au plus offrant
à tous les étages on entend appels et chants
on assiste à des sorties timides -- des essais d'éclairage
parfums virides et bonbons acidulés
sont distribués
pour calmer les impatients
le sang vif -- on attend
mais quand - oui quand - lèvera-t-il ce rideau grisâtre ?
© lucie petit - inédit - 28 mars 2009
oui, d'accord, ici en Belgique, il semble que la représentation ait commencé ... mais peut-être s'agit-il seulement de la générale ... ?
l'horloge du clocher effiloche le temps
par dessus les champs
les arbres rêvent -- la pie rénove
le soleil lavé de frais entr'ouvre les fenêtres
la terre grasse -ouverte au soc et au gel --attend la semence
comme nous -elle imagine un départ
un déluge de couleurs et de notes
avec la seule violence de cette poussée de vie
je regarde le ciel changeant -je te regarde rire
me revient alors :
Mars qui rit malgré les averses ...
bulle d'enfance
papillon de mémoire qui volète au dessus des crocus
et soudain les vieilles angoisses
les poussières -sont balayées
ma vie brille comme un sou neuf dans le creux de ta main
© lucie petit - inédit - mars 2009
la citation vient d'un poème de Théophile Gautier
je regarde la neige dans le jardin
le chat assis guette la sortie d'une souris
sous l'œil agacé d'une pie
février pince les lèvres
ne peut empêcher les vibrations
entre les bavardages d'oiseaux
les craquements de jointures dans les arbres
les têtes de bourgeons gluants
un perce-neige affiche sa grâce
son entêtement à peine audible
ainsi va l'amitié, petite laine
dans tous les temps du cœur
t'en souviendras-tu quand
tu donneras tes soins aux roses de l'été ?
texte inédit de lucie Petit © - févr. 2009
crédit photographique : mop
nous nous promenions dans les champs gelés.
après la frénésie des Fêtes, le silence nous berçait.
sous nos pieds, janvier ouvrait le chemin de l'année,
chargé d'hiver, lourd de promesses à tenir,
de devoirs, d'illusions en ruine.
ce temps marchait à pas traînants dans ces jours encore noirs.
son manteau gris bordé de neige
abritait sans doute une sourde poussée de vie
mais il se taisait.
je sentais ta main presser mes doigts
on entendait un appel d'oiseau
un frémissement sous le gel semblait répondre
innocent comme un sourire de nouveau-né.
je cherchais ton regard mais tu n'étais pas là
mes doigts étaient dans ma poche.
je murmurais : janvier est solide.
© lucie petit - inédit - janv.09
2009
gardons des fenêtres ouvertes
sur les jours clairs


je regardais par la fenêtre ce ciel
qui mangeait toute lumière
derrière moi, tu ajustais une guirlande
à la radio, la voix de Louis Armstrong
tu me demandais -- qu'est-ce qui te ferait plaisir
pour Noël ?
je pensais : dans une boîte verte et rouge,
retrouver mon regard d'enfant,
juste dans l'émerveillement du présent
dehors, le ciel était au bord de la neige
je me retournais
il y avait un bouquet de houx piqueté de rouge
une photo sépia
j'espérais ton coup de téléphone
à la radio, Armstrong chantait
what a wonderful world
© lucie petit - inédit - déc. 08
novembre
sa grisaille mouillée mange-lumière
ses pleurs en fleurs frissonnantes
les arbres se rassemblent -- recroquevillés sur une vie sourde
qu'ils protégeront encore et encore
tout se resserre -- s'enferme
la flûte s'engourdit -- le violon s'endort
tu écoutes la terre -- le doux battement d'une basse continue
tu pourrais te réchauffer au loin
tu pourrais enfoncer ici tes racines et résister
quelqu'un sourit et dit : je t'ai apporté une écharpe
tu allumes une bougie
tu te dis -- le soleil n'est pas mort
© lucie petit - nov. 08 - inédit
Octobre arrondit ses - O
comme son - 8
bedon d'une rondeur de pomme
rempli de fruits -- feuillages rutilants
amoncellement d'ors et de roux
pied-de-nez aux présages obscurs
les migrateurs transigent avec le vent
les feuilles y trouvent la grâce
les coccinelles s'abritent et comptent leurs points
l'étang se resserre doucement sur ses arbres
© lp - inédit - oct. 2008
septembre -- cahiers neufs et crayons frais
prix de consolation pour liberté fanée
rêves sous globe
l'esprit farceur a perdu son latin
Pythagore mâchonne son crayon
Napoléon a mal au ventre
déjà une feuille brune fait des ronds dans l'air
se pose à côté de l'ennui et bâille
ce n'est que le commencement d'une fin
© lp - inédit - 2 sept. 2008
l'été se durcit
dissimule ses raideurs en soleil dru -- orages
la nuit secoue son édredon d'étoiles
on feint de croire que les rires resteront sur les branches
on s'enivre de fruits - de couleurs - de chaleur
dans l'insouciance d'une apparente liberté
on ne sait pas qu'on prépare des barricades
contre les jours gris
plus loin
le blé blond attend d'être coupé
offrant au vent son parfum de paix
et la sauvagerie d'un coquelicot
un enfant rêve :
demain je cacherai la perdrix dans ma poche
© lp - inédit - 2008
l'été de juillet arbore sa jeunesse insouciante
convaincu d'éternité
parfum du tilleul et boucles d'oreille cerises effacés,
le foin séchant rameute les rires d'enfance
les épis commencent à grésiller au soleil et
les fruits du marché prennent un accent du Sud
les vacanciers font la queue sur les routes
à la recherche d'un paradis perdu
d'autres savent qu'il suffit parfois d'ouvrir les yeux
c'est juillet c'est l'été
rien ne vient troubler l'eau fraîche
....
presque rien



© lp - inédit - 2008
soies moirées
d'un ciel crépusculaire
le croissant de lune
cherche
le clocheton joufflu
palais des mille et une nuits
le bouleau noir joue
les palmiers nonchalants
sous le vent sable chaud
le rêve est à la fenêtre
© lucie Petit - ex le Temps se brode au point de saison - 2001
note : je sais que l'image est floue .. la photo est prise au vol, sans pose, mais cela me donne des oiseaux de lumière .... ![]()
mai sonne faux comme un bourdon fêlé
il met le bonheur en clochettes
le travail en congé
le printemps aux saints de glace
obstinément
nous guettons les hirondelles et le chant du coucou
habillons nos enfants de blanc
nous donnons raison aux pousses tendres-- à l'air large-- à l'envol
obstinément
nous fermons les yeux sur le temps qui passe
nous attendons les cerises-- l'odeur du foin-- l'ombre du feuillage sur les pages d'un livre
© lp - inédit - 2008
comme la truite -
avril scintille vif-argent dans le bleu du ciel
ou noircit dans un trou d'ombre
le printemps frissonne entre les fleurs tenaces
c'est maintenant qu'il faut prendre le temps d'écouter
les évasions commencent
les restes de l'hiver sont portés au lavoir
chacun fourbit ses charmes pour tout recommencer
fenêtres et visages ouverts au redoux
tout semble prêt à s'envoler
suffirait-il d'y croire ?
© lp - inédit - 2008 
gravure de Jean Coulon
un vieux dicton dit :
Noël au balcon
Pâques au tison
----------
lendemain de Pâques, 7h30 du matin .... en Belgique, au centre
si .. si .. c'est le printemps !
mais c'est tellement beau ......

me voici de retour
même dans le ciel du web
il y a parfois des nuages
mais aussi des éclaircies
et le printemps poursuit son entêtante poussée
je dépose une giboulée
à la pointe d'un bourgeon
le ciel tourne au bleu jacinthe
lp
chacun porte son sac de vœux sur l'épaule
et février porte des vœux de vert,
de chants d'oiseaux,
de surprises et de vie
dans un sac de blanc-neige ou de noir de nuages.
les humains font comme si.
ils dansent sous les plumes, sonnent et carillonnent,
rient et mangent gras
pour oublier le maigre, pour oublier l'oubli, pour oublier le trou, pour oublier la mort.
se couchent sur la terre noire
et pleurent en écoutant pousser les grains.
© lp - inédit - 2008

les poches pleines de vœux et de souhaits
que peut faire janvier
qui est si nu dans le temps ?
seulement allumer un feu dans la cheminée
leur réchauffer les pieds
mettre dans leurs yeux quelques brins de lumière
et attendre
comme nous
chaque matin
une surprise
◆
© lp - inédit - 2008


déjà décembre qui éteint tôt
le houx songe à l'immortalité
il épingle le vent --- le soleil ---une goutte à chaque pointe
et le chant de la grive à ses fruits rouges
comme une fête de Noël ourlée de givre et de regrets
même les voix passées que l'on ramasse houspillent encore nos doigts
on allume des bougies ---des bougies ---des étoiles
des paillettes
quelqu'un dit : il fait chaud chez vous
et on ouvre la porte mais il n'y a personne
★
© lp - inédit - 2007
© Nathalie
la cathédrale ouvre ses rideaux
autel céleste
rose et turquoise
les arbres noirs se serrent
balancent en bruissant
leurs prières immenses
les oiseaux cherchent leurs repères
l'automne garde la foi
© lp - 2000 - inédit
détail photo A. Philippon
---------------- bateausur un océan vert
la haie sous le vent
le verger pentu arbore
à ses mats roussis
des lumignons gourmands
au goût de paradis
© lucie petit - 1997 - inédit
amis n'oubliez pas la saison du retour
je ferai d'ici là provision de bonheurs
et les alignerai sous l'auvent
vous n'aurez qu'à les prendre en passant
© lp - 2000 - inédit
la nuit bleue d'un ciel de blé laisse tomber des brins d'étoiles
petite danse d'espoirs
demain le soleil ravivera le parfum des moissons
le goût du grain
le chat ira guetter dans les chaumes
où sont bleuets __ huttes de paille ?
cheval tirant les charretées bringuebalant dans les ornières ?
vite _ l'orage noir s'approche
là-haut sur ta machine entends-tu mes souvenirs ?
peux-tu encore croire au bonheur dans ce vacarme qui t'enferme ?
noire est la nuit
et les étoiles s'écrasent
un rideau de nuages efface la lune
© lp - 2007 - inédit
détail d'une peinture de Susanna Kuratli
une eau secrètesuçotte des galets
regarde ....
un elfe aux ailes bleues
lave ses draps de brume
au goût de menthe et d'ail sauvage
à chaque pointe verte
sonne une goutte de rosée
comme les notes
au bout du piano
tu sais
un doigt rêveur
touche ___ après ___ touche
© lp - 2002 - ex Mezza voce

au fond de la poche
un galet
noir
unique strie blanche
lisse dans la paume
il garde la douceur
primordiale
de l'œuf
un goût de mémoire
mémoire de sel
mémoire d'écume
il sent l'algue
le poisson
dans un silence aigu
il raconte des naufrages
des trésors
des cœlacanthes
il chante la naissance du temps
© lp - 1996 - inédit
à l'horizon de mon réveil
une aube transparente
bulle de verre
irisée de douceur
© lp - 1997
texte et dessin ex boîte à mots - 1999 - © lucie petit



avril et ses éclats arrivera-t-il à distraire mon regard
qui s'attarde aux restes décomposés des automnes ?
trop de saisons passées étouffent mes semis
______ le jardin d'amitié de jour en jour plus vide _ma seule fatigue ne les protège plus
derrière une fausse mort _où est la parole claire ?
____ elle devrait s'inscrire dans la pierre
__ dure __ coupante
_____ le silence traîne trop longtemps une boue oppressante
l'air frais des océans passera-t-il dans mon ciel au retour des oiseaux ?
© lp - 28 mars 2007
© lp - mars 2007
l'hiver n'a pas fini de pleurer
il a perdu son costume blanc étoilé
son grenier est plein de nuages maussades
il devra mettre de l'ordre avant d'aller dormir
dans un remue-ménage d'oiseaux
le printemps installe ses avant-postes
quelqu'un a dit ___il a fait tellement doux ...
les pervenches n'ont pas fermé l'œil
© lp - 2007
février est encore prisonnier de l'hiver
mais les mésanges tendent déjà les draps propres
et le réveil a sonné
les racines s'étirent, un lent chuchotement se propage
la Fête se lèvera bientôt
un enfant rit : ce matin, j'ai mis une écharpe aux crocus
et les notes de son rire font frissonner l'étang
© lp - 2007
© JPL.


je souhaite des Fêtes paisibles
à
tous ceux qui me lisent.
un sourire particulier aux très lointains.
revenez tous en 2007.
bises.
lucie - loupiotte
décembre a des regrets d'automne
ceux qui se hâtent vers un noël équivoque ont fermé leur regard.
aujourd'hui je vais voir dans quel sens souffle le vent.
il faut faire attention :
il passe des feuilles encore vivantes
qui se réfugient dans les coins et protègent les hérissons
mais la nuit ne laisse aucune chance à la lumière
la lutte sera dure et se prolongera au delà
du massacre des sapins
je l'aiderai avec quelques loupiotes
en sauvant les étoiles qui se noient dans les flaques.
© lp - 2006
lp
aujourd'hui, je pars avec le vent.
nous irons au bois cueillir les feuilles brunes.
quand le vent parle mal, seuls les freux lui répondent.
les arbres font la sourde oreille.
je ramasse les oiseaux tombés, doux et légers
comme un souffle chaud qui palpite.
mes mains se souviendront au plein cœur de l'hiver.
© lp - 2006
______
l'oiseau
sur la plus haute montagne
ouvrit un large bec,
avala tous les bruits
resta la soie du vent
le clapotis sur l'étang
le souffle mat de la terre
on entendit enfin la musique des cœurs
© lp - 1996
ose blanche
des pétales nacrés
sur la nappe trop blanche
à peine quelques perles
et un dernier parfum
écoute ...
montant du cœur rose
le son d'une flûte
juste une goutte de citron
mêlée d'un peu de miel
_______________________________ 
© lp - 2002
ex Mezza Voce
l'arbre appelle les oiseaux
toutes ses cerises allumées
ailes bleues
croassements tombés dans l'herbe rouge
© lp. - 1998
ex. Boîtes à mots
rien qu'une larme roulant sur ta joue
un mot tendre pour ton sourire
cette perle s'ajoute
au collier de rosée
d'un matin
d'araignée
© lp - 1997
© Myriade
on me dit : tu n'es qu'un brin d'herbe.
oui............ mais, parfois, je montre les dents.
© lp
© myriade
aube
la moindre poussière de lumière
éveille un chant d'oiseau
© lp