LE VOYAGE A PARIS - présentation
25/09/08 15:45
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Un livre naît de rencontres. A fortiori le livre d'artiste qui se trouve au confluent de deux courants, non pas semblables, mais complémentaires.
Le texte naît d'une observation, de notes prises à la volée, d'une situation, d'un état d'humeur et de réceptivité, de temps disponible.
Ensuite vient, parfois, la rencontre avec un artiste graphique qui fait naître l'idée qu'un travail commun est possible, à partir d'un texte donné à la suite de la découverte de l'œuvre de cet artiste.
Si toutes les conditions sont réunies pour donner à voir la communion qui peut exister entre créateurs, il reste alors la rencontre avec le lecteur, totalement aléatoire et parfois miraculeuse.
Cette somme des hasards des deux premiers éléments a fait naître un livre intitulé - LE VOYAGE A PARIS - dont j'ai décidé de vous faire découvrir la genèse (dirait-on le "making of " à l'ère du cinéma ?) pas à pas, jusqu'à sa sortie au mois de septembre 2008.
En partie, pour mettre en lumière la somme de travail que représente l'élaboration patiente de ce type de livre, œuvre à quatre mains, en partie, pour vous le faire connaître et vous donner envie de l'avoir, bien vivant, entre vos mains.
Pour ceux qui croient à la magie et penchent à penser que pour faire un livre, il suffit d'un crayon, de papier, d'un éditeur et point à la ligne, pour ceux-là qui préfèrent en rester là, je donne rendez-vous en septembre pour la présentation finale ... ils peuvent sauter tous les autres épisodes.
Pour les curieux, je leur propose de me suivre dans les notes et photos prochaines du Voyage à Paris. Texte de Lucie Petit. Gravures de Jean Coulon.
LE VOYAGE A PARIS - 1ère étape
25/09/08 15:41
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Au départ, il y a, en 2003, un voyage à Paris, en Thalys. Des images entrevues par la fenêtre, des impressions cueillies dans la ville, la rencontre bizarre d'un homme dans le train, remontant l'allée centrale en tenant une peau de banane. Que veut-il en faire ?
Ce départ chemine dans ma tête et je le laisse prendre son élan, doucement.
De cette rencontre, de cette peau de banane jetée sous les pas de mon imagination, naît une fable où quatre personnages, une vache, un homme, un poisson et un coq, vont faire le voyage vers Paris, chacun emportant ses espérances. Les uns reviendront mission accomplie, les autres déçus. Un seul restera là-bas pour suivre son chemin.
Après maintes retouches, le texte ira dormir à la fois dans l'ordinateur et imprimé sur quelques feuilles de papier A4.
Sans doute l'ai-je de temps en temps relu ou soumis à la lecture d'un(e) ami(e). Puis il a rejoint la cohorte des textes en attente d'un peu de lumière.
sur le petit papier, des mots notés au cours du voyage : train, nuages, clocher, voix, champs, troupeaux, frontières, arbres, antennes, vent, homme épluchure de banane, pylône démonté milieu champ, petit cimetière carré milieu champ ............
Incipit :
Le train piaffe le long du quai,
- Paris voie deux -
calcule le haut-parleur.
Les voyageurs pressés
se casent aux fenêtres :
la vache et son bouquet
de marguerites sous le bras,
un homme tenant une peau
de banane du bout des doigts,
le poisson rouge dans un bocal
coiffé d'un chapeau de paille
et le coq de clocher hautain
qui porte un nom latin
...
LE VOYAGE A PARIS - 2ème étape
25/09/08 15:36
| PermalienEn septembre/octobre 2004, Pascal Jeanjean, artisan-papetier, me met en relation avec Jean Coulon, sachant que je cherche quelqu'un pour imprimer Un Pétale sur mon Chemin . Jean Coulon n'est pas seulement graveur, il pratique aussi la typographie artisanale dans le domaine de l'édition à tirages limités. Il accepte de faire l'impression des textes de ce petit livre qui me tient à cœur car il est l'expression de moments difficiles que je traverse.
C'est donc un livre d'amis qui naît à ce moment là :
Pascal Jeanjean pour le papier
Jean Coulon ----- pour l'impression
et moi-même pour la conception et l'aquarelle, outre les textes.
Au cours de nos diverses entrevues, Jean Coulon, qui exerce son talent plus particulièrement dans la gravure au burin sur cuivre, me montre quelques-unes de ses œuvres :
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-- j'ai oublié de dire que Jean est également musicien !
Immédiatement j'associe à son caractère fantaisiste et à son monde imaginaire quelques-uns de mes textes, dont le Voyage à Paris.
Je les lui envoie et il adhère à l'idée de faire quelque chose ensemble. Et c'est la 2ème rencontre.
A partir de ce moment, la balle est dans son camp et il faut à nouveau laisser mûrir en amitié, en complicité, en invention, jusqu'au choix ....
N'ai-je pas parlé d' élaboration patiente dans la note de présentation ? LE VOYAGE A PARIS - 3ème étape
25/09/08 15:32
| PermalienFin 2005, les échanges de vœux (non, plutôt début 2006 ... l'un et l'autre, nous prenons notre temps vis à vis des règles de civilité
)
et une lettre de Jean Coulon : Je me suis finalement décidé à faire un "petit" livre avec ton texte "Le Voyage à Paris" !
En même temps, les premières propositions de pagination et de mise en page et, déjà, sans pitié, une suppression de quelques vers dans le texte sous un fallacieux prétexte de découpage ... sous réserve de mon accord, bien entendu, et en m'assurant que cela ne changera pas trop l'esprit du texte.
A la relecture, je me laisse facilement convaincre. C'est d'accord. Ce sera d'ailleurs le seul changement apporté au texte.
L'idée est donc de faire un joli petit livre avec des illustrations mignonnes mais pas pour livre d'enfants.
Commence alors la valse des mails, après une interruption due au remplacement de mon ordinateur occasionnant la disparition des anciens messages, valse lente au début, valse musette ensuite ... mettre au point le format du futur livre, choisir la police de caractères et la taille, le papier qui doit convenir à la fois pour l'impression typographique et l'impression des gravures, inclure un colophon, déterminer la mise en place définitive des différentes parties du texte pour réaliser les clichés typo, ainsi que les emplacements des illustrations.
Jean Coulon lance déjà des idées de gravures sur plaques ovales ou rondes, détaillées, décentrées en bord de page (attention au texte qui se trouve au verso : les gravures se font en creux) , avec des découpes ... Vous suivez ?
Le tout au milieu d'un tas d'autres occupations et expos destinées bien évidemment à faire vivre le pauvre artiste ..
and the book will grow up !
pour ceux qui auraient raté le début, cliquer sur "juillet" dans la colonne de gauche. LE VOYAGE A PARIS - 4ème étape
25/09/08 15:28
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Tout ce qui précède s'est fait lentement au gré des envies, interrompu par d'autres ouvrages et obligations, sans ruptures.
Lente maturation dans une création en duo.
Nous arrivons ainsi à 2008. Le 31 janvier, Jean Coulon écrit : ... on finira par le faire ce livre, avant qu'il devienne un mythe, une légende, un rêve inaccessible ...
La mise en page des textes est fixée, le papier enfin choisi, encore une dernière maquette avec les textes imprimés sur ordinateur, sur papier ordinaire, découpés et collés : pour juger des proportions du texte sur le papier.
C'est parti !! On fait faire les clichés pour la typographie et Jean Coulon retrouve, avec un plaisir non dissimulé, sa vieille machine typo à pédale et volant manuel. Moi, j'assiste, armée de mon appareil photo : baptême typographique ...
et c'est merveille de voir apparaître le texte page par page : la belle encre typo noire sur le blanc accueillant du papier.
50 exemplaires, soit à chaque double page, une soixantaine de feuilles à passer (il faut prévoir des ratages et quelques ex. en surplus)
6 feuilles recto-verso + la couverture ...... je n'ose pas faire le total 
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Les rouleaux vont chercher l'encre étalée sur le plateau supérieur, la déposent sur les caractères du cliché et le papier vient se poser sur le cliché.
La pression est réglée de telle sorte que l'impression soit nette, sans marquer au dos de la feuille.
Anciennement, les typographes utilisaient des caractères en plomb, composant les textes à la main, signe par signe, ce qui prenait un temps énorme.
Jean Coulon possède encore une collection de caractères, rangés dans des casses dans un ordre bien précis. Il les utilise encore quelquefois pour des textes courts ou des titres. Les impressions obtenues de cette manière sont pleines de charme, lettres parfois un peu décalées, différences de noirs, petits accrocs dans les lettres. C'est tout un art de composer sur le "composteur" et de redistribuer les caractères quand le travail est terminé.
Ce genre de matériel est encore utilisé en Espagne et dans des pays moins avancés industriellement. Dans nos régions, on ne trouve quasi plus de typographes à l'ancienne.
Le métier n'était d'ailleurs pas sans danger pour la santé de ceux qui l'exerçaient pendant de nombreuses années, le plomb se déposant à la longue dans l'organisme. ----- (source J.C.)
Laisser sécher jusqu'à la prochaine étape 
LE VOYAGE A PARIS - 5ème étape
25/09/08 15:23
| Permalienoù on commence à penser aux illustrations.
Je reçois une maquette martyre (expression imagée de Jean Coulon) c'est-à-dire un exemplaire imprimé où les emplacements des gravures, ainsi que le rendu au verso et des idées de découpe, sont indiqués. Premières annotations qui ne vont pas tarder à subir des retouches et des adaptations au regard de la réalité des plaques gravées.

Jean Coulon m'écrit : Je songe aux illustrations du "Voyage". Il me vient des idées, sottes et grenues (sic), que je ne conserve pas, puis d'autres que je thésaurise. Il est clair que de façon imminente je vais les commencer.
Nous sommes fin avril, je suis avec passion les premiers frémissements du printemps ...
Puis, c'est le départ : découper et limer les petites plaques du cuivre. Les coller ensuite sur des panneaux afin de mieux les tenir pendant que le graveur les attaque au burin.

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Quelque temps après, un mail m'annonce : je suis en train de graver la petite bulle en cuivre (4 cm de diamètre) : des wagons en gare et dans les wagons quelques uns des personnages ... vache, poisson ...mais tout en discrétion, pas dans le genre livre pour enfant. Il est très plaisant de graver pour ces textes que j'aime, c'est la quintessence du plaisir du graveur ... je retrouve le plaisir de graver en petit, très détaillé, avec des loupes spéciales sur le nez. Je vais reprendre mon burin magique ce soir, c'est trop gai.
Le lendemain, premier cuivre (agrandi) :

La bulle en cuivre, encrée, déposée sur la presse :

la plaque a l'air d'un petit atoll perdu dans la grande mer des Graveurs (tu connais cette mer ?)
Le surlendemain, premier essai d'impression (grandeur réelle)

Je commence aujourd'hui la gravure n°2 ....... mystère.
vous avez vu ? le printemps est là ... 
LE VOYAGE A PARIS - 6ème étape
25/09/08 15:18
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Nous sommes à la mi-mai. Le printemps continue à pousser, les gravures aussi.
Je reçois le crayonné de la gravure n°2 ---
et le cuivre avec la silhouette de la Tour Eiffel ... bien sûr, il n'est pas de Paris sans elle et la Vache tient tellement à s'y montrer ...
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Il y aura dans la page en face un trou qui laissera voir uniquement la Tour Eiffel à la page de faux titre. Ça ne figure pas sur ta maquette. J'ai travaillé sur les découpes et précisé les formes des cuivres, il y a de légers changements.
Il est important de déterminer l'emplacement des gravures, non seulement pour une mise en page esthétique, mais aussi en raison de la marque en relief de la plaque laissée au dos de la feuille : celle-ci ne peut pas chevaucher du texte ou une autre image.
Pour l'impression, les cuivres encrés sont déposés sur des fonds de platine (feuilles destinées à cadrer les gravures exactement dans la page)

---- encrage
1er essuyage avec papier journal

----- essuyage avec la paume
pose sur fond de platine
Le papier mouillé est déposé sur la plaque, on couvre d'un feutre et le tout passe sous le rouleau de la presse qui, avec le feutre, force le papier à prendre l'encre déposée dans les sillons gravés. En même temps, le papier se creuse à la forme du cuivre.
Chaque page est ensuite mise à sécher pendant plusieurs jours entre des cartons.
Après le crayonné et le cuivre gravé, Jean Coulon m'envoie la gravure n°2 imprimée (toujours sur feuille non typographiée) : Il y a deux états : un 1er état que j'ai trouvé trop foncé et l'état définitif qui a vu la Tour Eiffel un peu se diluer dans la brume et s'atténuer le premier plan, y a plus de profondeur. Finalement je n'ai pas rajouté d'arbres, les détails auraient été inutiles selon moi. La plaque fait 70 mm de large pour te donner l'échelle.
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Suivent les gravures du Poisson (en coin de page), du plan de Paris-Gare, la Vache sous la Tour Eiffel, la Vache dans son pré ...
ce matin, je grave le cuivre pleine page de la vache retournée dans son paysage de campagne ... j'aime beaucoup ce genre de sujet soi-disant vide d'intérêt, je vais y mettre mon amour de la nature associé à la douceur des lignes parallèles. Eau, herbe, buissons, ciel ... des "streams" (courants, voies, flux, mouvements tectoniques, rencontres des différentes matières, gestes cosmiques intemporels). ... Il y a de la pointe sèche et de l'espace clair. Ça m'ouvre des horizons pour toutes mes gravures dans le futur, une manière plus créative, plus inventive.
20 juin. Jean Coulon m'écrit :
Il y a encore deux gravures à faire (la maquette a évolué en cours de travail), notamment une gravure qui en vaudra deux car elle sera imprimée sur le milieu de la page et celle-ci, pliée, la montrera deux fois lors de la promenade dans le livre. Puis il faudra affiner les formes des découpes.
... Je grave en fonction de ma façon d'imprimer.
26 juin. Jean Coulon m'envoie la photo du cuivre pour la gravure pleine page (non dégrossie) de Notre-Dame : le coq sera visible au sommet de Notre-Dame, tout noir et découpé. Au verso le silhouettage de la scène fera comme un écho à l'image, page révolue, fin de l'aventure ...
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1er juillet : la dernière petite née. Elle se regarde en entier quand on prend la peine de déplier la feuille en défaisant le livre, ce que, sans doute, peu de gens feront. On ne la verra que par moitiés donc.
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Nous sommes en été ... toutes les gravures ( 8 ) sont terminées, prêtes à fêter le texte ...
Il ne reste plus qu'à les imprimer, page par page et ce ne sera pas ce qui prendra le moins de temps et de soin !
La prochaine étape sera l'étape de finition. Laissons sécher 
LE VOYAGE A PARIS - 7e et dernière étape
25/09/08 15:13
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1er juillet. vous avez dit "vacances" ?
je suis en plein tirage du livre, toutes les gravures, ça va être super !
passé minuit :
j'ai imprimé 5 livres, toutes les gravures sauf deux : les recto-verso, c'est difficile quand un des deux côtés n'est pas sec. Ça m'a permis de mesurer les emplacements, un peu corriger, affiner, choisir les bons feutres. Le papier boit l'eau de mouillage comme un grand, après 1/4 d'heure il est tout mat, pas besoin de le buvarder.
2 juillet.
les épreuves du Voyage ont bien passé la nuit. Elles sont sèches (= pas humides) et plates. Il faudra attendre 4-5 jours pour que l'encre des gravures ne risque plus de salir, donc papier de soie jusque là. Ce n'est pas anodin de faire sécher 100 petites gravures dans cette petite pièce, gérer les stocks nouveaux ...
La première fournée est imprimée. Je commence le pliage des couvertures et des feuillets.
Il faut ensuite découper les ronds qui laisseront entrevoir la Tour Eiffel et, plus loin, le Coq. Jean Coulon bricole des scies-cloches pour en faire des emporte-pièce.
Pour ma part, je conçois un étui en carton rugueux qui protégera le livre et, en même temps, suggérera l'idée d'un paquet, d'un bagage. Le titre et les noms des auteurs y figureront sous la forme d'un tampon.
Je choisis un carton recyclé de ton ocre (1 ou 2 feuilles pour essai) mais la semaine suivante, je n'en trouve plus que deux feuilles (rupture de stock). Il faut donc choisir d'autres couleurs. Nous optons pour des tons bleus, gris et sable.
Jean Coulon crée le tampon sur ordinateur et fait faire un cliché pour impression :
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--- 1ère ébauche
Viennent ensuite le découpage des cartons, l'impression du tampon, l'encollage.
- 
Nous avons entre les mains un livre entièrement terminé !!!!
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Il est temps maintenant de fixer un prix (grave question !) et de lancer un avis de parution.
La balle est dans le camp des lecteurs - amateurs - acheteurs.
Les bulles seront dans nos verres 

LE VOYAGE A PARIS - conclusion
22/09/08 19:26
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Ce livre est né d'une rencontre. Qui fut belle et enrichissante.
J'ai appris quantité de choses concernant les techniques d'impression et de gravure, concernant l'art en général, concernant le monde des artistes.
J'ai appris aussi, mais j'en avais déjà fait l'expérience, la joie qu'on peut éprouver à sortir de la solitude de l'écriture et à trouver une autre sensibilité qui vibre à l'unisson de son texte.
Après le bonheur profond qu'on éprouve au moment où on arrive à écrire et à trouver les mots qui répondent à sa pensée, il n'y a pas de meilleur moment que celui où on découvre le texte imprimé, mis en page, illustré et enchâssé dans son environnement de papier, de carton, de traits, enrichi par une autre chaleur, par une autre passion.
J'espère que les lecteurs y trouveront d'abord ce soleil !

© pour l'ensemble du reportage : Lucie Petit - septembre 2008
Merci d'avoir apprécié mon travail et de le faire savoir ici. Quel plaisir d'avoir fréquenté ton texte pendant des semaines, le placer dans les pages, le presser bien noir sur le papier tout neuf et tout blanc, lui trouver des harmoniques imagées, des échos gravés, des réponses et des questions ...
(s) Jean Coulon
