Nouvelle Année
31/12/08 23:02
| Permalien au croisement d'une citation d'Albane Gellé reprise sur le blog Bris de Mots
non, ce n'est pas la fin de l'année, ce n'est qu'un jour parmi les autres, un mois de décembre parmi les autres mois d'une année, parmi les autres années qui se suivent sans se ressembler tout en ayant l'air d'être pareilles et qui sont là depuis longtemps, prévues à cet effet, sans queue ni tête et ABSOLUMENT indispensables au bon déroulement de ce qu'on appelle une vie, qu'on peut tout aussi bien commencer par la fin et reprendre au début et secouer avant de servir pour que les bulles remontent à la surface et ne provoquent pas un hoquet malencontreux, lequel hoquet pourrait entraîner un bruit d'enfer alors que, c'est bien connu, tout le monde voudrait se retrouver au Paradis où il n'y a, d'ailleurs, pas d'années, pas de mois, pas de jours et pas d'heures, pas de cadeaux non plus puisque par définition on ne doit pas y avoir de désirs .............. pfffffffff quel ennui !!

alors, faut-il ou non vous souhaiter une bonne Année ?
© lucie - 31 déc.2008
les arbres
04/02/08 16:49
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© Tanguy Dohollau
◊
les arbres ne sont que des oiseaux qu'on a plantés dans la terre.
ils connaissent tout du ciel et du vent.
◊
© lp - févr.2008 - au croisement de ce dessin que m'a envoyé Tanguy.
le fleuve
12/09/07 12:06
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photo empruntée à Lali - la Meuse
oubliée - la frénésie du départ
cette hâte de chiot éclaboussant le soleil d'étoiles bleues
les hanches larges - pleines
étalées dans la plaine
pèsent de leur force tranquille
la bouche goulue
baise les rives -- la rouille des lourdes péniches
mâchonnant au passage l'arche usée d'un pont -- un bout d'île -- un brouillard peuplé de bruits
animal gavé de ciel creusant son lit dans l'horizon
sans espoir d'y dormir jamais
© lucie petit - inédit - sept. 2007 -- au croisement d'un texte d'Elvire Fleuve encore
écrire un livre avec les pieds
12/07/07 18:35
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au croisement de "P .S. Est-ce que tu écris tes livres avec les pieds parfois ? "
dans une LETTRE OUVERTE, ENVOYÉE EN POÉMIE AMIE - en date du 03/02/2007 - sur La Cause des Causeuses

Dans ta lettre ouverte sur le blog de la Cause des Causeuses, tu parles de livre écrit avec les pieds. j’ai déjà essayé ........
l’ennui, c’est que j’ai constaté que j’ai deux pieds gauches.
comme mes mains...
et mon cœur est à gauche aussi.
ça devient difficile d’écrire quelque chose avec toute cette gaucherie qui, naturellement, fait fuir les gens adroits. je vais essayer d’ailleurs de t’envoyer un dessin de mon pied gauche (il est bien plus beau que le gauche de droite) et des quelques chaussures qui essaient de le maintenir dans le droit chemin.
ma main gauche aussi te salue.
quant à mon cœur, je ne peux le photographier : il se cache. il faudra que je demande l’échographie à mon cardiologue. de toute façon, il parait qu’il est trop gros... (mon cœur, pas le cardiologue !) personne ne le remarque mais ainsi je peux dire que j’ai le cœur gros, que j’en ai gros sur le cœur ou que j’ai le cœur gros comme ça -geste avec les mains.
c’est bizarre qu’un gros cœur puisse exprimer des choses si différentes, non ?
lp - alias loupiotte en participation aux Vendanges poétiques 2007il a dit : *un matin à déshabiller l'habitude*
06/05/07 16:40
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nuit noire _ silence mort _ machine__ mâche __mâche
un matin
on la secoue
on la bouscule
on l'écarte
on tente de lui ôter ses pelures une à une
tirer _ gratter _ renoncer _ recommencer
jusqu'à la peau __ jusqu'au nu
jusqu'à l'essence de la tendresse
et là
on s'arrête
© lucie Petit - inédit - mai 2007 - au croisement d'une phrase amie
pays de rivières
02/04/07 19:32
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© lp - 2006
ici le pays cache ses eaux sous les arbres et les herbes ___ ruisseau suçant des cailloux-joujoux ___s'offrant le bijou d'un iris _d'une poule d'eau ou d'un martin pêcheur _ ou l'éclair vif-argent du fretin ___ ruisseau s'étalant comme une flaque pour abreuver les bêtes au pré ___ se prenant pour un poisson d'avril quand on y mouille sa godasse _trompé par les joncs
sa musique _ variation de Bach à la manière de Glenn Gould ___ le traverser _un grand pas _une pierre plate _un saut de grenouille _un petit pont de bois où le vent soulève le jupon des filles ___ ruisseau qui ne sait pas que _de maille en maille _ses eaux finiront dans la gueule ouverte d'un fleuve
mais s'il ferme les yeux _ peut-être le voit-il ?
© lp - 2 avril 07 - au croisement de "Bouchemaine" __ Porte-Paroles