une pause
de l'intérêt des blogs

les jours bêtes
__________ © Delphine Perret



Echo partiel à la note parue sur La Cause des Causeuses.

L'utilité d'un blog est encore à démontrer et j'ignore toujours s'il est nocif ou bénéfique.
Qu'il serve à la satisfaction de l' ego, à un besoin de reconnaissance, au besoin de montrer ce qu'on sait faire, est évident, sans qu'il soit prouvé que le but est atteint. Je pense que cela n'a rien à voir avec le nombre de commentaires reçus mais bien avec leur qualité. Cependant, comme dans vie "réelle", les bonnes rencontres sont aussi hasardeuses que les mauvaises puisque tous les "bons" chemins ne mènent pas à son blog ...

Sans me prendre pour une Artiste, je mets mes textes sur mon blog parce que j'aime montrer ce que je fais. La plupart n'ont jamais été présentés à un éditeur. Si je ne les montre pas ici, ils n'existeront que pour moi.
Et si on ne se sent pas vraiment Artiste, est-on forcé de se taire ?

Une œuvre de création, même modeste, apporte du plaisir à sa conception mais ce ne sera jamais qu'une masturbation si on n'a pas l'occasion de partager ce plaisir avec l'autre. Le blog me semble alors un tremplin, un endroit de rencontres pour dénicher ceux qui partageront mes amours .....

Nous sommes bientôt à la Saint-Valentin, n'est-ce pas ? Happy



l'illustration est extraite de "les jours bêtes" - Delphine Perret - éd.l'atelier du poisson soluble


être publié

timbre.livre ____ timbre belge de 2003



une note sur le blog de Marievirgule au sujet de la parution espérée de son dernier roman (voir les commentaires où elle explique que, pour elle, c'est une manière "d'achever" le travail) m'incite à une réflexion sur mon propre travail d'écriture.

comme j'écris de la poésie (et donc des textes courts et autonomes), j'ai pensé résoudre le problème de la publication en faisant moi-même des petits livres par lesquels, de plus, j'ai le plaisir de créer un objet qui me semble compléter le contenu. cela donne une certaine indépendance, limitée toutefois à l'aspect matériel et pécuniaire du projet et à la difficulté de trouver une filière de diffusion.
en fait, le poète ou l'écrivain a le même problème que n'importe quel artiste : l'envie de MONTRER ce qu'il fait avec la naïve conviction qu'il y aura bien quelqu'un (ou plusieurs) dont la sensibilité sera en connivence avec la sienne.

le site, tel que je l'exploite, répond aussi à ce besoin de montrer ce que je fais, mais cela n'empêche pas d'éprouver le "syndrome de la bouteille à la mer" .... et peut être un brin décourageant.

en fait, aucune des deux solutions n'est pleinement satisfaisante : les mini-livres ne contenant que un, deux ou trois textes, et le site où les textes disparaissent dans les archives au bout d'un mois et connaissent parfois des disparitions complètes dues aux incompatibilités informatiques, créent un éparpillement ....

et on rêve donc doucement d'un éditeur qui reprendrait une bonne part du travail dans un recueil style "de 19.. à 20..", ce qui permettrait en outre de rassembler des textes à sonorités différentes dues à l'évolution de l'écriture et de la pensée.


j'ai dit ON RÊVE ? ? ?



petite conversation entre amis

Quelqu'un a dit :
- vous vous souvenez de cette réunion où tout le monde (ou presque) se connaissait seulement par écrit ?
c'était étrange. c'est comme si on rencontrait des personnages de roman, des personnages de papier qui soudain prenait de l'épaisseur ..

- oui. c'était ajouter une tranche de réalité à une tranche d'imaginaire ! mais cela les rendait plus opaques, plus fermés ... il fallait les réapprendre. mais je suppose que c'était la même chose pour les autres ...

- bizarrement, j'ai eu ensuite une impression d'éloignement .. comme si, la curiosité satisfaite, le lien devenait moins présent. la fin du roman, quoi ...

- mais on se relira .... tu verras !


personnages.papier
lp - 06


n.b.
ceci ne vise personne en particulier. je le mets comme une réflexion sur les limites des contacts virtuels.
pour l'illustration, j'espère que Bobi ne m'en voudra pas. elle fait cela en pro, beaucoup mieux que moi et vous pouvez le voir ICI



Mesure des choses ◆ Jean Monod

fillette.endormie
© Albert Anker 1898


REMINISCENCES

Ce n'est pas tout d'écrire, il faut prendre des mesures.
Veiller au plus proche. Même un cheval peut s'y perdre.
On pourrait mesurer tout le poids du ciel dans l'abandon qu'un enfant offre au sommeil.


texte de Jean Monod extrait de la mesure des choses
Revue INCIDENCES n° 8 (Marseille)



menue monnaie


monnaie.0356 . . . . . . . . . . . la poésie doit-elle se vendre ?



Anita Beldiman-Moore, responsable du site-revue littéraire Ecrits-vains, ayant lancé un thème intitulé "menue monnaie", introduit les textes reçus par une réflexion intéressante sur le statut du poète et des écrivains en général à l'époque actuelle.

Allez lire
ICI ....... et si vous en avez envie, laissez votre opinion ci-dessous.


Poètes, attention !

La police belge, qui recherche depuis plusieurs années un assassin connu sous le nom du "dépeceur de Mons", semble sur une nouvelle piste.
Selon la télévision belge, le nouveau suspect serait un POÈTE édité à l'Arbre à Paroles et ses textes seraient révélateurs.

Francis Tessa, directeur de cette maison d'édition bien connue, n'a pu que confirmer que "les poètes parlent souvent de la mort".

Prenez donc garde, dorénavant, aux sujets traités dans vos poèmes ....

Matière à réflexion ??


réflexion sur l'écriture
arbre Mariemont.0129 la Cause des Causeuses

a pondu un oeuf du jour pour la défense de l'écriture pour tous, sans exclusive.
(le Goût en cause-col.gauche)
L'intention et le but sont fort beaux et la note foisonne d'idées.

Utopie ou idéal ?
Je pencherais plutôt pour la première à la lumière de la position de l'artiste depuis des siècles
- et l'écrivain en fait partie -

J'épingle ce passage : "
Il faut beaucoup de courage ou de détachement pour subsister dans la demeure solitaire de l'écriture sans appuis extérieurs même intermittents. Je ne trouve jamais choquant qu'on donne de l'argent à quelqu'un s'il ne peut en gagner lui-même, pour qu'il survive décemment, qu'il soit écrivain ou forgeron avec un bras dans le plâtre. Le vrai luxe c'est le temps, et non pas l'argent. La subvention de temps devrait être accessible à celui ou celle qui en a besoin pour vivre de façon plus fructueuse. "

J'imagine donc que l'on donne une subvention de temps à un travailleur qui désire écrire.
Le désir étant réel, il met ce temps à profit, écrit un roman, un recueil de poésies, une pièce de théâtre.
Bien. Mais ensuite ? Que fera-t-il de ses écrits ? le fourre-tout-trou-noir d'internet ? L'auto-édition ?
c'est pareil, avec quelques frais supplémentaires. Ces formules-là aboutissent au mieux à une centaine de lecteurs si l'on est "
dans la demeure solitaire de l'écriture sans appuis extérieurs même intermittents".
L'édition chez un éditeur ? cela s'élargit certes, avec beaucoup de courbettes et d'auto-promotion, mais l'éditeur, lui, a-t-il reçu une subvention de temps ? et l'imprimeur, le papetier, l'assembleur ? et en fin de ligne, le libraire/vendeur ?

Donc, revenons à la case départ : le travailleur reçoit une subvention de temps pour écrire et distribuer gratuitement ses écrits à quelques amis et connaissances. S'il a réellement quelque chose à dire, cela ira plus loin - peut-être - mais à nouveau, qui décidera qu'il a réellement quelque chose à dire ?

et le serpent se mord la queue .....
les arbres heureux existent .....
mais ils sont aussi rares que les hommes heureux !

ah, j'oubliais : prévoir une subvention de temps (et une bouée) pour le LECTEUR noyé - sourire -


(ceci n'est qu'une tentative de réponse à Marie.pool ... vos commentaires chez moi, chez elle, ou ailleurs sont les bienvenus ..
faites signe si vous mettez une réponse sur vos sites/blogs)