des traces
conte de fée

0623.saulettard ________ à la suite de mon "annonce immobilière", Myriade me conseille de décrire MA maison idéale ...

Ce serait une maison de conte de fée, blottie dans un coin champêtre ou en bordure d'un bois.
Les 7 Nains ne sont pas nécessaires ... Quant au Prince charmant, ma foi, un charmant prince charmant à la retraite, visiteur fantasque ..

Les pièces à vivre habituelles, avec un confort minimum, un emplacement pour l'inévitable voiture et en plus une pièce à travailler avec ouverture sur carré d'herbe et de fleurs pour accueillir chat et chants d'oiseaux
____lle silence et la paix.

Si ce rêve s'avère hors de portée ou si on ne croit plus aux contes de fées, une dépendance aménagée pouvant servir d'atelier serait aussi envisageable mais il faudrait alors que cela ne se situe pas trop loin de mon adresse actuelle (Limal / Brabant wallon / Belgique) et dans les mêmes conditions d''environnement.

Avis lancé ! Happy


ceci serait-il une annonce immobilière ?

0628.botes _______ une boîte parmi des piles d'autres boîtes

emballées dans des vagues de roulements
dans une nuit en panne d'étoiles

appartement B2
j'aurai essayé
cinq ans
entre-temps tu as arrêté ton cœur et la boîte s'est fermée plus encore
cinq ans à suivre la raison

mais où se couche le soleil ?

maintenant je veux retrouver un carré d'herbes
_d'arbres _d'oiseaux _pour y promener à n'importe quelle heure mon cœur _un chat _mon nez et mes oreilles _regarder tomber une feuille _parler aux fourmis _cueillir le vent _la pluie _tous les plaisirs fugaces à saisir dans l'envol

je veux retrouver un carré de folie
pour y planter mon âme et mes mots


vous avez quelque chose à me proposer ?

0267.prairie
© lp - 2006



aujourd'hui

aujourd’hui j’aimerais être ailleurs ____ être autre ____ ou dormir très fort et très longtemps

lp



kipling.chat
Kipling




clin de lune

hier au soir j'ai regardé la terre qui faisait de l'ombre à la lune ____ tout le morceau de ciel que je pouvais voir de mon balcon brillait d'étoiles comme un ciel de grandes retrouvailles ____ il faisait froid ____ personne d'autre que moi aux alentours ne semblait s'intéresser au spectacle ____ plus loin les voitures roulaient leur bruit indifférent
vers minuit la lune pleine était recouverte
____ cachée sous une couleur ambre elle offrait encore une lueur très douce
un bref instant un oiseau quelque part a rêvé à voix haute


© lp - mars 2007



_______________luneNA.2
_____________________ © Nelly Avila - 06



air d'été

fentre-fleurie



et si on s'offrait un petit air d'été

pour soigner nos maux d'hiver ?




Fenêtre fleurie offerte par Mariethé.


12 ans déjà

bougie __________ Noël n'a pas retrouvé ses ailes

le sapin noir porte les regrets
sans scintillements ni pacotille

simplement il aurait fallu être présent
simplement il aurait fallu entendre
ce seul cri inaudible


© lp - déc.2006




les mots de la mère ...

je n'ai jamais cru beaucoup à l'adage "telle mère, telle fille".
cependant ...
je fais remarquer à ma fille Cécile qu'elle aurait pu recadrer cette photo :

ciel.cilou
© Cécile Wattiez

et voici sa réponse :

Mes photos c'est de l'art brut, du "jeté comme ça", de la capture du moment immédiat et instantané, furtif zet tout, sans retouches, sans trucages, du vrai de vrai, non siliconé, sans ogm ni additifs, que du naturel bio et tout, avec oligo éléments, de la beta carotène, et des omégas 3 (millons de pixels), du jpeg pur et dur, du vrai du mâle avec un blouson de cuir noir et un aigle sur le dos qui voit personne en canon A510, du prélèvement sauvage et illégal d'instant présent sans permis d'import ni de Cites et de certificat phytosanitaire, du non apprivoisé, du sauvage qui dévore tout sur son passage et que même l'herbe elle repousse plus, du beau quoi !!

elle n'est pas sérieuse ? moi non plus !


chemin du Poète

ch.pote.0441 ________________ Vieux Chemin du Poète


pote.sansissue.0440 ________________



je disais bien que la poésie est une voie sans issue . . .

sourire



inquiétude


0


je regarde, désemparée
cet arbre solitaire, encore fluet,
que j'ai planté,
nourri de mes espoirs,
arrosé de mots bonheur.

s'il ne pousse pas droit
vers le ciel éclairé,
le mot coupable
hante le cœur et les pensées.

que reste-t-il à l'inquiétude
qui voudrait construire
un rempart bien inutile
à ce bois vert qui veut trouver
seul le chemin ?

Lucie Petit - 1997


en partance


pont.escargot.0343
© lucie petit - 2006



pour beaucoup, partir en vacances c'est ça :
emporter son chez-soi et s'assurer du retour
en prenant les mesures ...


des autres, on dit qu'ils partent à l'aventure
...


écrire


jcris.0353



en réponse à une note sur J.M. Maulpoix parue sur la Cause des Causeuses


* Moi, je ne suis pas écrivain. J'écris des poèmes, c'est tout.
Je suis un moineau dans un arbre qui fait des taches de soleil. Un moineau sédentaire. C'est pour cela que j'aime les livres : je voyage avec eux.
Je regarde autour de moi, je pense aux voyages des livres, j'explique à l'arbre et j'écris des poèmes sur les feuilles. Des poèmes courts parce que les feuilles sont petites.

J'aime de plus en plus les livres courts, les nouvelles, la poésie. Parce qu'on peut lire un peu et les laisser pour aller se percher sur une autre branche et voleter, légèrement, dans d'autres pages. Parce que peu de mots suffisent : on comprend ou on ne comprend pas. C'est tout et ça laisse le temps de regarder la pluie glisser d'une feuille à l'autre.




souvenir
souvenir spia



Tu pars en voyage
cette soudaine averse
noiera ta voix et ton sourire

Je garde tes mains sur moi
comme les ronds de pluie sur l'étang
une caresse effleurée,
un clapotis chantant

Je garde tes mains sur moi
elles suivront les chemins connus
marqués d'un sillage d'effluves

Je garde tes mains sur moi
au soleil de tes doigts
je reconnaîtrai l'éclaircie.


© lucie petit pour le texte et la photo - 1999


mon arbre adoptif
mon arbre.0073 en tenue de printemps




mon arbre adoptif s'épanouit librement - l'espace est le seul luxe dont je ne peux me passer -

ce n'est pas un arbre de parc.
il pousse à la lisière d'un petit bois, au bout d'un jardin, au bord d'une prairie.
il ne semble appartenir à aucun des trois.

il est silencieux, isolé des bruits "civilisés", habité de chants d'oiseaux, visité par les lapins et les écureuils,
contemplant parfois quelques vaches paisibles.

je vais le voir souvent, solide et beau, dans son coin hors du temps.




papier

papier Pascal
© Pascal Jeanjean


les mots novices
s'agenouillent
dans la lumière du papier.


© lp - 1999



j'aime les beaux papiers, les papiers fabriqués à la cuve par l'artisan, des papiers qu'on caresse des yeux et de la main, qu'on regarde en transparence pour en découvrir le coeur.
sur ces papiers, les textes décuplent leur présence, à condition, bien sûr, qu'ils soient mis en page avec sens, imprimés (le mieux c'est en typographie) mais en tous cas en choisissant les polices de caractères et leur taille.
enfin, la couverture et la finition du livre doivent respirer au même rythme que le corps.

evidemment ces papiers coûtent cher car ils demandent un énorme travail préparatoire.

aussi, je ne peux résister à l'envie de reprendre une note dans la description du papier fabriqué à base de crottin d'éléphant, telle qu'elle apparait sur le site du Moulin à papier de Brousses :
... / ...

"un projet de papier dont l'élément principal serait le fumier de l'éléphant, lequel se compose uniquement, quant il a été lavé par la pluie, de courtes fibres mal digérées d'un bambou croissant dans le terreau des forêt vierges. L'éléphant serait ainsi producteur, lessiveur et broyeur de pâte. Il constituerait un appareil automatique, se vidant et se remplissant tout seul, mobile et susceptible de s'installer partout, solide, car l'animal vit très vieux, pas cher, parce qu'il se vend presque pour rien avant d'avoir été dressé." ... / ...
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