________ à la suite de mon "annonce immobilière", Myriade me conseille de décrire MA maison idéale ...
_______ une boîte parmi des piles d'autres boîtes 
© lp - 2006

Kipling


et si on s'offrait un petit air d'été
pour soigner nos maux d'hiver ?
Fenêtre fleurie offerte par Mariethé.
__________ Noël n'a pas retrouvé ses ailes
© Cécile Wattiez
et voici sa réponse :
Mes photos c'est de l'art brut, du "jeté comme ça", de la capture du moment immédiat et instantané, furtif zet tout, sans retouches, sans trucages, du vrai de vrai, non siliconé, sans ogm ni additifs, que du naturel bio et tout, avec oligo éléments, de la beta carotène, et des omégas 3 (millons de pixels), du jpeg pur et dur, du vrai du mâle avec un blouson de cuir noir et un aigle sur le dos qui voit personne en canon A510, du prélèvement sauvage et illégal d'instant présent sans permis d'import ni de Cites et de certificat phytosanitaire, du non apprivoisé, du sauvage qui dévore tout sur son passage et que même l'herbe elle repousse plus, du beau quoi !!
elle n'est pas sérieuse ? moi non plus !
________________ Vieux Chemin du Poète
________________
je regarde, désemparée
cet arbre solitaire, encore fluet,
que j'ai planté,
nourri de mes espoirs,
arrosé de mots bonheur.
s'il ne pousse pas droit
vers le ciel éclairé,
le mot coupable
hante le cœur et les pensées.
que reste-t-il à l'inquiétude
qui voudrait construire
un rempart bien inutile
à ce bois vert qui veut trouver
seul le chemin ?
Lucie Petit - 1997

© lucie petit - 2006
pour beaucoup, partir en vacances c'est ça :
emporter son chez-soi et s'assurer du retour
en prenant les mesures ...
des autres, on dit qu'ils partent à l'aventure
...

en réponse à une note sur J.M. Maulpoix parue sur la Cause des Causeuses
* Moi, je ne suis pas écrivain. J'écris des poèmes, c'est tout.
Je suis un moineau dans un arbre qui fait des taches de soleil. Un moineau sédentaire. C'est pour cela que j'aime les livres : je voyage avec eux.
Je regarde autour de moi, je pense aux voyages des livres, j'explique à l'arbre et j'écris des poèmes sur les feuilles. Des poèmes courts parce que les feuilles sont petites.
J'aime de plus en plus les livres courts, les nouvelles, la poésie. Parce qu'on peut lire un peu et les laisser pour aller se percher sur une autre branche et voleter, légèrement, dans d'autres pages. Parce que peu de mots suffisent : on comprend ou on ne comprend pas. C'est tout et ça laisse le temps de regarder la pluie glisser d'une feuille à l'autre.

en tenue de printemps
© Pascal Jeanjean
les mots novices
s'agenouillent
dans la lumière du papier.
© lp - 1999
j'aime les beaux papiers, les papiers fabriqués à la cuve par l'artisan, des papiers qu'on caresse des yeux et de la main, qu'on regarde en transparence pour en découvrir le coeur.
sur ces papiers, les textes décuplent leur présence, à condition, bien sûr, qu'ils soient mis en page avec sens, imprimés (le mieux c'est en typographie) mais en tous cas en choisissant les polices de caractères et leur taille.
enfin, la couverture et la finition du livre doivent respirer au même rythme que le corps.
evidemment ces papiers coûtent cher car ils demandent un énorme travail préparatoire.
aussi, je ne peux résister à l'envie de reprendre une note dans la description du papier fabriqué à base de crottin d'éléphant, telle qu'elle apparait sur le site du Moulin à papier de Brousses :
... / ...
"un projet de papier dont l'élément principal serait le fumier de l'éléphant, lequel se compose uniquement, quant il a été lavé par la pluie, de courtes fibres mal digérées d'un bambou croissant dans le terreau des forêt vierges. L'éléphant serait ainsi producteur, lessiveur et broyeur de pâte. Il constituerait un appareil automatique, se vidant et se remplissant tout seul, mobile et susceptible de s'installer partout, solide, car l'animal vit très vieux, pas cher, parce qu'il se vend presque pour rien avant d'avoir été dressé." ... / ...
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