nous nous promenions dans les champs gelés.
après la frénésie des Fêtes, le silence nous berçait.
sous nos pieds, janvier ouvrait le chemin de l'année,
chargé d'hiver, lourd de promesses à tenir,
de devoirs, d'illusions en ruine.
ce temps marchait à pas traînants dans ces jours encore noirs.
son manteau gris bordé de neige
abritait sans doute une sourde poussée de vie
mais il se taisait.
je sentais ta main presser mes doigts
on entendait un appel d'oiseau
un frémissement sous le gel semblait répondre
innocent comme un sourire de nouveau-né.
je cherchais ton regard mais tu n'étais pas là
mes doigts étaient dans ma poche.
je murmurais : janvier est solide.
© lucie petit - inédit - janv.09
2009
gardons des fenêtres ouvertes
sur les jours clairs
