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Aujourd'hui, le vent chasse les pétales de printemps
fabriqués à la hâte.
Il y mêle des mouches et du soleil et nous jette cette poudre aux yeux
qui nous ferait oublier les problèmes
semés dans les champs du monde.
Ces problèmes qui commencent à pousser avec un bruit de moteurs,
de ferraille, avec des barrissements et des coups de cymbales,
et le chien des voisins qui n'arrête pas d'aboyer.
Demain, il faudra arracher pour ne pas se cogner
aux baobabs à pointes dans le brouillard.
Le soir, on regardera par le trou d'une étoile,
en demandant au vent de se tenir tranquille.
Peut-être, qu'en fermant les yeux,
on verra encore un coin de ce damned wonderful world ?
© Lucie Petit - inédit - mai 2011
